Rendez-vous de 8h à 20h
Boulevard Malesherbes 75017 PARIS
Tél. 01 42 67 48 92

Deuils et ruptures

Le deuil consécutif à la perte d’un être cher, et la rupture, souvent amoureuse, qui est une forme de deuil, constituent l’expérience la plus douloureuse de l’existence. Freud lui-même s’est interrogé sur cette question : au-delà de tout ce qui peut s’analyser du lien, pourquoi la perte fait-elle si mal ?
Notre époque tend malheureusement à occulter cette question essentielle, profondément humaine, puisque tout un courant de la psychothérapie actuelle décrète qu’une peine intense, qui submerge plusieurs mois la personne, est une dépression ou un « deuil pathologique ». Sans que la personne n'ait le temps ni le droit de pleurer ou de vaciller, elle est étiquetée « malade » voire mise sous anti-dépresseurs, et la société, parfois même les proches, se détournent de sa souffrance, la renvoyant à une grande solitude.
L’écoute par un psychanalyste d’une personne en deuil ou traversant une rupture opère sur deux versants. Tout d’abord, elle permet à la personne d’aller « au bout de son chagrin », de prendre le temps nécessaire pour mettre en langage toutes les pensées et les émotions liées à la perte, dans un discours qui, petit à petit, évolue et se transforme, car c’est ainsi que le psychisme humain se réorganise et se répare. Dans le même mouvement, la personne est amenée à comprendre de quoi était fait le lien avec l’être cher, toujours si particulier qu’il semble irremplaçable, dans ses dimensions multiples, complexes et parfois paradoxales – car, si l’on suit Freud : comment faire le deuil d’une personne perdue si l’on ne sait pas ce que l’on a perdu en cette personne ?
Le psychanalyste est présent, soutient et accompagne dans la souffrance, mais aussi guide la personne sur le chemin d’un savoir sur elle-même qui pourra faire, de la traversée de l’épreuve, une boussole pour la continuation de sa vie.

Retour